mardi, septembre 26, 2017

Cassandra Hayward (Canada), déléguée du Sommet des jeunes en agriculture

Cassanda Hayward (20 ans) a grandi à Halifax. Elle termine un baccalauréat ès arts avec majeure en sciences politiques et en pratiques durables avec distinction à la University of King’s College, Halifax (Nouvelle-Écosse). Elle allie ainsi son amour de la politique et sa passion pour l’agriculture, dans l’espoir élaborer des politiques alimentaires pour le gouvernement provincial. En tant que bénévole à Parcs Canada, elle contribue à la conservation des tortues mouchetées, une espèce en voie de disparition.
Cassandra Hayward, déléguée du Sommet des jeunes en agriculture

J’ai grandi à Halifax (Nouvelle-Écosse), une ville entourée par l’Atlantique qui a une riche histoire maritime. Le tourisme, la construction navale, le gouvernement et la Marine sont les principaux pourvoyeurs d’emplois. Il n’y a pas beaucoup d’emplois en agriculture ni d’occasions de traiter avec les gens du milieu agricole.

Je n’ai jamais su grand-chose sur l’agriculture, mais j’ai toujours été fascinée par les fermes laitières. Quand j’étais petite, je vivais en ville et rêvais de devenir une productrice laitière. Malheureusement, je ne connaissais personne dans l’industrie. J’avais très peu d’occasions d’en apprendre plus sur le sujet ou de savoir si ce métier me plairait ou non. Je n’étais en contact avec rien qui touche de près ou de loin à l’agriculture. À l’école, aucun cours ne se donnait sur le sujet, et nous n’allions jamais visiter de fermes. Ceux qui voulaient en apprendre plus sur l’agriculture devaient le faire par leurs propres moyens.

Voyant que je n’apprendrais pas à l’école ce que je souhaitais savoir, j’ai décidé d’agir. Je me suis inscrite au club 4-H de ma région quand j’avais 15 ans. Ce fut l’une des meilleures décisions de ma vie. J’ai ainsi pu assouvir ma soif de connaissances en agriculture, et j’ai rencontré d’autres personnes qui partageaient ma passion pour ce domaine. Grâce au club 4-H, j’ai pu participer à un programme d’échange éducatif. Je suis allée au Ghana pour connaître les pratiques et politiques agricoles d’Afrique occidentale et comprendre en quoi elles différaient de celles du Canada.

Pendant mes études collégiales, je me suis aussi découvert un intérêt pour les politiques et la politique. Ce nouvel intérêt, jumelé à ce que j’étais en train d’apprendre dans le club 4-H, m’a laissé entrevoir une belle occasion de carrière. Je savais maintenant que je n’avais plus de chances de devenir une productrice laitière. L’autre option qui me venait à l’esprit était d’élaborer des politiques alimentaires pour aider les fermiers et les consommateurs.

Au Canada, surtout en Nouvelle-Écosse, les jeunes ne veulent pas retourner travailler à la ferme familiale, ce qui pose problème. Nous perdons nos fermiers en raison des coûts extrêmement prohibitifs associés à l’agriculture, qui ne cessent d’augmenter. Ainsi, les gens sont forcés d’adopter de mauvaises habitudes alimentaires. Un autre grave problème lié au coût de plus en plus élevé d’un régime alimentaire sain et à la mauvaise alimentation qui en découle est la hausse de l’incidence de l’obésité et des maladies. Une bouteille de Pepsi de deux litres coûte moins cher qu’un carton de lait d’un litre. Les familles ont donc tendance à faire des choix qui sont mauvais pour la santé. J’espère renverser cette tendance grâce aux politiques que je compte établir.

Le Sommet des jeunes en agriculture m’aidera à atteindre mon objectif d’élaborer de meilleures politiques appuyant l’agriculture. Rares sont les événements qui rassemblent 100 jeunes brillants esprits du monde entier pour traiter des enjeux liés à l’alimentation. Comme je vise à établir des politiques alimentaires au Canada, je dois comprendre ce qui fonctionne dans d’autres pays, pour ensuite appliquer ces solutions au Canada. Et je suis persuadée que les jeunes peuvent apporter les changements dont notre planète a besoin pour assurer notre sécurité alimentaire. Chaque jour, nous faisons des choix qui ont des répercussions sur l’ensemble de la planète. Je suis d’avis que de meilleures politiques peuvent avoir une incidence sur les choix des consommateurs et rendre le monde meilleur, un repas à la fois.

À propos du Sommet mondial des jeunes en agriculture

Le Sommet mondial des jeunes en agriculture est une conférence jeunesse internationale semestrielle conçue pour inspirer et rassembler la prochaine génération de jeunes dirigeants en agriculture ou dans un domaine connexe. En 2017, 100 jeunes leaders âgés de 18 à 25 ans se réuniront à Bruxelles, en Belgique, pour créer un dialogue ouvert sur l’une des questions les plus complexes au monde : comment nourrir une planète affamée? Les réunions précédentes du Sommet ont eu lieu au Canada et en Australie. Cette année, le Sommet se déroulera pour la première fois dans une ville européenne. Le Sommet mondial des jeunes en agriculture s’inscrit dans le programme de formation en agriculture de Bayer qui vise à sensibiliser la planète entière à l’agriculture et à l’approvisionnement en denrées alimentaires. Pour en savoir davantage sur le Sommet, consultez le site Web www.ag-education.bayer.com, la page www.facebook.com/BayerAgEdu/ ou le fil Twitter @BayerAgEdu (tous en anglais seulement).

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