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lundi, juin 14, 2021

Gestion des résidus de culture

A rotary hoe in a field.

Les avantages de la conservation des résidus

Une quantité élevée de résidus de culture (plus de 40 pour cent) peut diminuer l’érosion du sol par 80 pour cent. Même une mince couverture de résidus de culture (10 pour cent) peut diminuer de 20 pour cent les pertes dues à l’érosion. 1 De plus, les résidus peuvent aider à conserver l’humidité du sol, améliorer la qualité et la friabilité du sol, diminuer la perte des nutriments par ruissellement et offrir un habitat à la faune. Ces améliorations peuvent entraîner une augmentation du potentiel de rendement et doivent être prises en considération dans la stratégie de gestion des résidus (Table 1). Les pratiques de conservation du sol se traduisent en l’adoption de systèmes de production plus durables sur une plus grande échelle. En effet, la perte de productivité d’une culture est en corrélation avec la dégradation du terrain et c’est maintenant devenu un problème mondial.

Tableau 1. Comparaison des économies d’eau et du rendement sur un sol nu et un sol couvert de résidus.

Année Culture Rendement (boisseaux/acre) Économie d’eau (pouces)
Residus Sol nu Différence Rendement Sol Total
2007 Maïs 197 172 25 3.0 0.0 3.0
2008 Maïs 186 169 17 2.0 1.5 3.5
2009 Soya 68 58 10 3.0 2.0 5.0
2010 Soya 61 53 8 2.5 0.0 2.5
Source: Van Donk, S.J. et Klocke, N.L. 2012. Tillage and crop residue removal effects on evaporation, irrigation requirements, and yield. Proceedings of the 24th Annual Central Plains Irrigation Conference.

Il est possible de gérer les résidus en adaptant les pratiques culturales lors de la récolte et les pratiques de travail du sol; par contre, le travail du sol n’est peut-être pas favorable pour tous les champs. Selon la rotation des cultures, des étapes de plus peuvent aider à décomposer les résidus ou permettre de les gérer lors du semis de la culture suivante.

La récolte

  • Pour assurer une bonne distribution des résidus, les batteuses ou autres équipements de récolte devraient être équipés d’éparpilleurs de paille pour répartir uniformément les résidus sur la largeur de la tête de la batteuse.
  • Les accessoires hacheurs peuvent être ajustés pour aider à étendre les résidus sur la pleine largeur. Des éparpilleurs de paille attachés sur l’essieu de derrière sont les plus efficaces pour étendre les résidus de blé et de soya, car un pourcentage plus élevé de résidus de récolte est géré par le caisson de nettoyage de la batteuse.2
  • Pour diminuer les pertes par évaporation et assurer une rétention adéquate de neige dans le semis direct et le travail du sol en bande, laisser une longueur de chaume d’un minimum de 25 cm (10 pouces) pour les cultures avec un entre-rang inférieur à 38 cm (15 pouces). Pour les cultures avec un entre-rang de 38 cm (15 pouces) ou plus, la longueur du chaume de maïs doit être laissée à un minimum de 38 cm (15 pouces).3 Laisser cette longueur sur au moins la moitié du champ. Laisser plus de 25 cm (10 pouces) de chaume peut aider à capturer plus de neige et offre une meilleure isolation pour les racines des plantes.
  • Après la récolte, le pâturage est une autre option si les résidus se sont accumulés au courant des années, surtout pour les régions dont le sol gèle en hiver. Le bétail consomme habituellement 25 à 50 pour cent des résidus de tiges de maïs ou de grain de sorgho sur une période de 100 jours, selon la densité animale.4

Le semis

  • Les semoirs équipés de tasse-résidus devraient être utilisés pour enlever les résidus et améliorer le contact semence-sol. Les tasse-résidus permettent au sol de se réchauffer plus tôt et aident à diminuer les risques d’obstruction par les résidus dans le sillon de la semence. Viser moins de 10 pour cent de couverture de résidus sur une zone d’un tiers de la largeur du rang. 1
  • Il a été démontré que la température du sol est inférieure sous les résidus de maïs par rapport aux résidus de soya. N’oubliez pas que les dates de semis après le maïs risquent d’être retardées si les résidus n’ont pas été répartis uniformément. 5,6
  • Peu ou pas de modifications ne sont requises pour les semoirs et planteurs utilisés sur les champs dont la couverture de résidus est entre 20 et 30 pour cent. 1

Résidus après le travail du sol

  • Le travail du sol “Vertical”, une forme de travail de conservation du sol, aide à couper les résidus en minimisant la perturbation du sol. Les outils de travail du sol vertical coupent les résidus en morceaux plus petits pour une distribution uniforme et un meilleur contact avec le sol.
  • Le travail du sol en bandes se fait sans perturber le sol, sauf les bandes minces où le travail du sol et l’enlèvement des résidus sont effectués pour simplifier le semis. Ceci permet au sol de se réchauffer plus rapidement dans les zones de semis et contribue à diminuer la compaction due à l’équipement.
  • Prendre en considération la quantité de résidus après chaque étape de travail du sol. Le chisel peut laisser environ 50 à 85 pour cent de résidus friables (maïs ou cultures de petites semences) en surface du sol.2 Environ 70 à 95 pour cent des résidus restant sont conservés pendant l’hiver. Par la suite, ces résidus sont réduits de 60 à 80 pour cent avec le travail du sol du printemps. Après avoir pris en considération tous des ces facteurs, il reste environ 21 à 65 pour cent de résidus pour la période des semis.

Résidus dans les systèmes de production du maïs sur maïs

  • La tête de la batteuse devrait être ajustés pour couper le maïs à environ 30 cm (1 pied) ou plus du sol (Figure 1).5 Récolter à cette hauteur permet de: 1) aider à diminuer les possibilités de dommages causés par les pneus pendant le travail sur le terrain, 2) simplifier le semis, car il y a moins de résidus en surface et 3) offrir tout de même une protection contre l’érosion par le vent et l’eau. Certaines têtes coupent les résidus tout en alimentant le reste de la batteuse. Photo prise en mai, ces tiges de maïs ont été coupées à l’automne et ont été enneigées pendant l’hiver

    Figure 1. Photo prise en mai, ces tiges de maïs ont été coupées à l’automne et ont été enneigées pendant l’hiver.

  • Lors d’un printemps détrempé, environ deux à trois jours avant le semis, passez un semoir vide équipé de tasse-résidus sur le champ pour déplacer les résidus. Ceci permet d’assécher la couche arable. 7
  • Les tiges de maïs devraient être coupées ou mises en balle et enlevées des champs. Mais ceci enlèverait également du phosphore et du potassium et pourrait augmenter la perte d’humidité du sol.
  • Les applications d’azote (N) supplémentaire au printemps dépendent des conditions environnementales pouvant influencer la décomposition des résidus et la libération d’N, processus dirigés par les microbes du sol. La décomposition des résidus est largement influencée par la température et l’humidité qui régissent les populations microbiennes du sol. Une culture de maïs qui suit une récolte tardive, un hiver froid et un semis précoce peut tirer avantage d’un apport supplémentaire de N. Les études ne démontrent pas de constant quant à l’avantage d’une application de N à l’automne dans le but d’aider à la décomposition des résidus. 5

La mesure des résidus

Il peut sembler utile de mesurer le pourcentage de la couverture des résidus de culture. Dans certaines régions, environ 12 à 20 pour cent de résidu est requis pour protéger des champs assez bien nivelés contre l’érosion par l’eau. Les champs avec des pentes longues ou abruptes peuvent nécessiter 50 à 60 pour cent de couverture de résidus.8 La Fédération de l’agriculture de l’Ontario recommande d’utiliser la méthode des transects en ligne pour mesurer le pourcentage de la couverture de résidus de culture. Cette méthode implique de simples observations sur le terrain et la mesure avec un ruban à mesurer, une ligne ou une corde avec 100 marques également espacées. Le pourcentage de couverture est déterminé en comptant le nombre de marques directement au-dessus d’un résidu (le résidu doit être au moins de la grosseur d’une allumette). Pour tous les détails sur la méthode des transects en ligne, veuillez consulter la publication Les pratiques de gestion optimales de la Fédération de l’agriculture de l’Ontario AF179.1

Sommaire

La récolte et le semis sont les périodes pour se concentrer sur la gestion des résidus. Les avantages apportés par les résidus ont emmené les producteurs à utiliser des méthodes de travail du sol moins agressives pour conserver une partie des résidus de culture. Plus d’options de gestion des résidus peuvent être utilisées dans les systèmes de production du maïs en continu.

Sources

1 Huber, A., King, D., Ribey, M. Les pratiques de gestion optimales des résidus. Fédération de l’agriculture de l’Ontario. AF179,

2 Eck, K.J. and Brown, D.E. 2004. Managing crop residue with farm machinery. Agronomy Guide. AY-280-W. Purdue University Extension.

3 United States Department of Agriculture. Natural Resources Conservation Service. 2016. Residue and tillage management, no till. Code 329-CPS-2.

4 Rasby, R. J., Drewnoski, M.E., and Stalker, A. 2014. Grazing crop residues with beef cattle. Publication EC278, University of Nebraska-Lincoln.

5 Al-Kaisi, M. 2007. Tillage challenges in managing continuous corn. Iowa State University Extension. Integrated Crop Management.

6 Shen, Y., McLaughlin, N. Zhang, X., Xu, M., and Liang, A. 2018. Effect of tillage and crop residue on soil temperature following planting for a black soil in Northeast China. Scientific Reports. https://www.nature.com/articles/s41598-018-22822-8.pdf

7 Al-Kaisi, M. and Hanna, M. 2009. Tips for managing corn residue in continuous corn. Iowa State University. Integrated Crop Management News.

8 Al-Kaisi, M.M., Hanna, M., and Petersen, T.S. 2009. Residue management and cultural practices. Iowa State University Extension, PM 1901a.

 

Déclarations légales

La performance peut varier d’un endroit à l’autre et d’une année à l’autre, car les conditions locales, le sol et les conditions climatiques peuvent varier. Les producteurs devraient évaluer les données de plusieurs endroits et années lorsque possible et devraient prendre en considération les impacts de ces conditions sur leurs champs.

 

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