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mercredi, juillet 21, 2021

Les mauvaises herbes qui influencent les décisions de gestion

kochia thumb

Introduction

Une production végétale rentable repose sur la maîtrise efficace des mauvaises herbes. Les mauvaises herbes peuvent diminuer le potentiel de rendement d’une culture en concurrençant pour l’eau, les nutriments et la lumière. Bien que rares, certaines mauvaises herbes libèrent des toxines qui empêchent la croissance de la culture et peuvent héberger des insectes, des maladies ou des nématodes qui ravagent les cultures. Les mauvaises herbes peuvent également nuire au battage et produire une semence qui aura un impact sur les cultures suivantes.

Les mauvaises herbes ne concurrencent pas toutes de la même façon avec les cultures.1 La fermeture du couvert végétal de la culture peut restreindre la capacité concurrentielle des mauvaises herbes. Les mauvaises herbes à germination hâtive sont habituellement plus concurrentielles que celles qui émergent plus tard dans la saison de croissance. Les champs exposés au stress hydrique sont également plus à risque de subir des pertes de rendement dues à la concurrence des mauvaises herbes.

Les mauvaises herbes à germination tardive émergent après la mise en place de stratégies de contrôle des mauvaises herbes. L’importance de la concurrence des mauvaises herbes tardives est grandement influencée par la vitesse à laquelle le couvert végétal se développe. Les facteurs de stress qui diminuent la croissance de la culture peuvent aggraver l’impact des mauvaises herbes tardives. Attribuable à leur levée tardive, ces mauvaises herbes sont en désavantage concurrentiel avec la culture, mais peuvent tout de même causer des pertes économiques et contribuer à la banque de semences de mauvaises herbes.

Il ne faut pas ignorer les mauvaises herbes tardives, car elles produisent beaucoup de semences. Si les mauvaises herbes n’ont pas atteint la grenaison au moment de l’application de l’herbicide, la production de semences devrait être éliminée ou diminuée. Par contre, si les structures fructifères sont visibles, il est improbable que l’application diminue la production ou la viabilité des semences de mauvaises herbes. De plus, le contrôle tardif des mauvaises herbes facilite la récolte, dans certains cas, ces applications peuvent être pertinentes.

Le contrôle efficace des mauvaises herbes dans les grandes cultures requiert l’usage de plusieurs techniques de lutte incluant des méthodes mécaniques, culturales et chimiques. La monoculture et l’utilisation des mêmes techniques de contrôle des mauvaises herbes encouragent le développement de mauvaises herbes problématiques et possiblement, la résistance aux herbicides. La rotation des cultures, le travail du sol et une gamme d’herbicides diversifiée aident à mitiger ce problème.

L’identification adéquate des mauvaises herbes est une première étape essentielle d’une stratégie de lutte contre les mauvaises herbes. Les mauvaises herbes à feuilles larges peuvent souvent être identifiées selon la forme des feuilles ou des cotylédons. Pour identifier les mauvaises herbes graminées avec précision, il faut observer de près la ligule et le collet (Figure 1). Étant donné que la lutte contre les mauvaises herbes graminées est plus efficace lorsque les mauvaises herbes sont petites, une loupe avec un facteur de grossissement de 10 peut améliorer l’identification de ces graminées. Les feuilles des graminées sont enroulées ou aplaties dans la tige. Les ligules des graminées peuvent être absentes, velues ou membraneuses (Figure 2). Les oreillettes sont présentes ou absentes. Plus loin, vous trouverez des descriptions et photos pour aider à identifier certaines des espèces de graminées le plus souvent présentes dans les cultures, ainsi que la gestion de ces espèces.

Caractéristiques pour l’identification des graminées.

Figure 1. Caractéristiques pour l’identification des graminées.

Types de ligules des graminées.

Figure 2. Types de ligules des graminées.

Ce document identifie certaines des principales mauvaises herbes qui influencent les décisions de gestion des producteurs de l’Ouest canadien. Les mauvaises herbes sont partagées en deux groupes selon leur influence sur la gestion de la culture: primaire et secondaire. À l’intérieur de ces groupes, les mauvaises herbes sont placées selon leur importance dans les provinces des Prairies, basée sur des sondages récents sur les mauvaises herbes.

Influenceurs primaires

  • Folle avoine
  • Gaillet grateron
  • Kochia à balai

Influenceurs secondaires

  • Sétaire verte
  • Renouée liseron
  • Canola spontané
  • Chénopode blanc
  • Chardon des champs
  • Laiteron rude
  • Pissenlit
  • Crépis des toits
  • Stellaire moyenne
  • Pied-de-coq

Nom commun: Folle avoine
Scientific name: Avena fatua
Cycle de vie: Annuelle

Semences de folle avoine.

Figure 3. Semences de folle avoine. Howard F. Schwartz, Université d’État du Colorado, Bugwood.org

Panicule de folle avoine au-dessus du couvert de la culture.

Figure 4. Panicule de folle avoine au-dessus du couvert de la culture. Jan Samanek, Administration phytosanitaire, Bugwood.org

Folle avoine à maturité

Figure 5. Folle avoine à maturité. Jan Samanek, Administration phytosanitaire, Bugwood.org

Problématique: La folle avoine est fréquemment trouvée en grande abondance dans les champs cultivés des provinces des Prairies et la résistance aux herbicides est à la hausse.1 En 2020, 69 % des populations de folle avoine étaient résistantes aux herbicides. La résistance aux herbicides du Groupe 1 (Inhibiteurs d’ACCase) est la plus fréquente (62%).2 Appartenant à la famille des herbicides du groupe 1, les populations de folle avoine ont démontré une résistance aux herbicides cyclohexanediones (DIMs), phénylpyraxoline (DENs) et aryloxyphénoxypropionate (FOPs).3 Selon les sondages, 34 % de la folle avoine est résistante aux herbicides du Groupe 2 (Inhibiteurs ALS) et 27 % serait résistante aux herbicides des Groupes 1 et 2. 2 La résistance aux Groupes 2, 8 (Inhibiteurs des lipides) et une résistance à deux, trois et quatre Groupes; 1, 2, 8 et 25 (Inhibiteurs HPPD) ont également été observées dans toutes les provinces des Prairies. Au Manitoba, la résistance multiple inclut aussi des populations résistantes aux Groupes 1, 2, 8, 14 et 15 (Inhibiteurs PPO) et (Inhibiteurs VLCFA).3

Identification: La folle avoine est une mauvaise herbe annuelle qui germe au printemps et à l’automne. La folle avoine ressemble beaucoup à l’avoine cultivée. Au printemps, la meilleure façon de différencier la mauvaise herbe est de déterrer la plante et d’observer la graine attachée aux racines. La couleur des graines de folle avoine peut varier, mais peut être noire alors que celles de l’avoine cultivée sont habituellement beiges. La principale caractéristique des graines de folle avoine est la barbe pliée et tordue (Figure 3). Les plantes de folle avoine ont une ligule membraneuse élevée, sans oreillettes. Le bord de la feuille peut être cilié. L’inflorescence est une panicule qui a tendance à être plus grande et plus lâche que l’avoine cultivée (Figure 4). La folle avoine est souvent plus haute que la culture. À maturité, la paille et le chaume sont plus blancs que l’avoine cultivée (Figure 5).4

Les semences survivent habituellement 4 à 5 années dans le sol.4 Une seule plante produit habituellement 100 à 150 semences. La semence de la folle avoine tombe habituellement avant la récolte. Les semences lourdes tombent près du plant et ne se déplacent pas très loin naturellement.5

Lutte: Les choix d’herbicides sont restreints s’il y a résistance. Sachez quels biotypes sont présents sur votre ferme, ce qui aide vous guider pour vos décisions de lutte. Aucun herbicide n’est efficace dans le blé ou l’orge à cause de la résistance à plusieurs modes d’action des Groupes 1 et 2. Songez aux mélanges en réservoir ou à l’utilisation de plusieurs modes d’action efficaces avant la culture. La rotation des cultures est importante pour lutter contre la résistance aux herbicides. Par exemple, le canola offre une belle occasion d’utiliser un herbicide du Groupe 9 (glyphosate) ou du Groupe 10 (glufosinate) sur la culture, selon les traits de résistance de la culture.

La croissance de la folle avoine peut être restreinte par des pratiques culturales comme la rotation avec des cultures non céréalières, l’augmentation du taux de semis et le choix de la variété de céréales. Le fait de doubler le taux de semis de l’orge peut quadrupler la diminution de la production de semences de folle avoine. Le choix d’une variété plus compétitive (plus grande) peut doubler la diminution de la production de semences de folle avoine. En combinant ces facteurs, la production de semence de folle avoine peut être diminuée de 10X. Lorsque ces pratiques de lutte sont utilisées avec une rotation des cultures (orge-canola-orge-pois dans la présente étude), la production de semences d’avoine peut être diminuée de 37X.6

La stratégie de lutte choisie doit prendre en considération la biologie de la mauvaise herbe. La semence de la folle avoine tombe habituellement plus tôt que la récolte des cultures (blé ou canola). Dans ce cas, la semence retourne dans la banque de semences. Par contre, si la culture est récoltée tôt (comme l’orge), la semence de folle avoine peut être propagée sur le champ, étant ramassée dans la batteuse. Dans ce cas, un destructeur de semence installé derrière la batteuse peut détruire la semence et l’empêcher de s’étendre ou de retourner dans la banque de semences. En présence de résistance, la lutte en plaques peut être une solution pour ralentir la propagation. Empêcher la semence de se détacher peut diminuer la densité de la banque de semences viables de 90 % pour l’année suivante. 5 Couper ou faucher pour alimenter au bétail avant la grenaison est une option. Si la grenaison a déjà eu lieu, le fait de faucher n’empêchera pas la semence de retourner dans la banque de semences, mais peut contribuer à contenir la plaque pour empêcher les semences de se propager sur tout le champ lors d’autres opérations mécaniques. Lors de la récolte, si la folle avoine est en grenaison, pensez laisser la paille au champ au lieu de propager le chaume (et la semence de mauvaise herbe) sur une grande superficie. Mettre en balle ou brûler pour enlever la paille pour la culture suivante. 7


Nom commun:Gaillet grateron/Gaillet bâtard
Scientific name:Galium aparine/Galium spurium
Cycle de vie: Annuelle d’hiver/annuelle

 Port étalé du gaillet grateron

Figure 6. Port étalé du gaillet grateron. Photo offerte par Bruce Ackley, L’Université d’État de l’Ohio, Bugwood.org

Cotylédons du gaillet grateron.

Figure 7. Cotylédons du gaillet grateron. Photo offerte par Bruce Ackley, L’Université d’État de l’Ohio, Bugwood.org

Semences de gaillet grateron.

Figure 8. Semences de gaillet grateron. Photo offerte par Université d’État de l’Utah, Bugwood.org

Problématique: Le gaillet grateron est la 6e mauvaise herbe la plus abondante dans les provinces des Prairies et a augmenté en abondance dans chacun des quatre derniers sondages sur les mauvaises herbes depuis 1973. 1 La résistance au Groupe 2 (inhibiteurs d’ALS) a été déclarée dans toutes les provinces des Prairies. En Alberta, des biotypes dotés de résistances multiples aux herbicides des Groupes 2 et 4 (régulateurs de la croissance) sont présents. Dans le canola, les graines de gaillet grateron sont considérées comme des contaminants de la semence.

Identification: Le gaillet grateron et le gaillet bâtard peuvent croître comme des annuelles ou des annuelles d’hiver. Ces plantes ont un port rampant et peuvent se développer le long du sol ou autour d’autres plantes(Figure 6). Les tiges sont tétragones, hérissées d’aiguillons dirigés vers le bas permettant au gaillet de s’accrocher aux surfaces. Les cotylédons sont oblongs (Figure 7). Les feuilles lancéolées et verticillées par groupes de six à neuf mesurent 2,5 à 7,5 cm (1 à 3 pouces) de long. Les fleurs sont minuscules et se développent sur les aisselles des feuilles supérieures. Les fruits se développent par paires qui se soudent en maturant. Les semences sont aussi petites et hérissées et de grosseur semblable à celles du canola (Figure 8). Les semences sont habituellement viables pendant 2 à 3 ans dans le sol et peuvent rester viables même après un passage dans le système digestif d’un animal. Les semences germent à des températures fraîches et peu lumineuses.

Lutte: La lutte intégrée contre les mauvaises herbes inclut la rotation des cultures avec des cultures concurrentielles et des cultivars vigoureux. Restreindre la propagation des semences en utilisant des semences certifiées et un équipement propre. À l’automne, supprimez les plantules annuelles d’hiver. Supprimez le gaillet grateron avant la levée de la culture. Attendre d’appliquer un herbicide dans la culture peut être trop tard, car les types de mauvaises herbes annuelles d’hiver peuvent croître rapidement et deviennent plus difficiles à supprimer.


Nom commun: Kochia à balai
Scientific name: Kochia à balai scoparia
Cycle de vie: Annuelle d’été

Plantule de kochia à balai

Figure 9. Plantule de kochia à balai.

Plante de kochia à balai.

Figure 10. Plante de kochia à balai.

Feuilles lancéolées du kochia à balai couvertes de poils

Figure 11. Feuilles lancéolées du kochia à balai couvertes de poils. Photo offerte par Steven Gower.

Fleurs et fruits du kochia à balai.

Figure 12. Fleurs et fruits du kochia à balai. Photo offerte par Howard F. Schwartz, Université d’État du Colorado, Bugwood.org

Problématique: La résistance multiple aux Groupes d’herbicides est en augmentation et restreint le choix d’herbicides. Le kochia à balai résistant au Groupe 2 (inhibiteurs d’ALS) est fréquent; le premier cas dans les Prairies a été déclaré en 1988. En 2012, les premiers cas de résistance au Groupe 9 (glyphosate) ont été déclarés en Alberta et en Saskatchewan et au Manitoba en 2014. Dans tous ces cas, l’échantillon présentait également une résistance au Groupe 2. En 2015, la Saskatchewan a confirmé des cas de résistance multiple aux herbicides des Groupes 2 et 4 (régulateurs de croissance). En 2017, l’Alberta a confirmé des cas de résistance triple aux herbicides des Groupes 2, 4 et 9.1

Identification: Le kochia à balai est une mauvaise herbe problématique à la grandeur des Prairies. On peut la retrouver dans les grandes cultures, les pâturages, les prairies, le bord des routes, les fossés et les terrains non cultivables. Le kochia à balai compétitionne avec les cultures et cause des problèmes dans les jachères entre les cultures. Comprendre la biologie du kochia à balai aide à mettre en place des stratégies de lutte efficaces contre cette mauvaise herbe.2

Le kochia à balai est l’une des mauvaises herbes les plus hâtives au printemps et continue à germer tout au long de la saison de croissance. Le kochia à balai se reproduit seulement par semences et celles-ci survivent habituellement 1 à 2 ans dans le sol. Les semences de kochia à balai germent peu profond dans le sol. 3 Les feuilles des plantules, d’un vert mat, sont épaisses et la face inférieure des cotylédons des plantules est habituellement d’un rose éclatant ou magenta. Les jeunes plantes forment une petite rosette (Figure 9).4 Le kochia à balai peut germer à des températures de sol plus froides et tolère assez bien le gel. Parce que le kochia à balai germe tôt, il peut avoir déjà atteint un stade de maturation avancé lorsque les autres espèces de mauvaises herbes sont prêtes à être arrosées.

Le kochia à balai a une croissance rapide et peut atteindre 2 mètres (6 pieds) de hauteur en présence d’autres plantes concurrentes. Sans concurrence, il peut prendre la forme d’une plante buissonnante, d’une hauteur habituelle d’environ 1 mètre (3 à 4 pieds). Les plantes de kochia à balai produisent plusieurs rameaux munis de tiges souvent teintées de rouge (Figure 10). Les feuilles, d’un vert pâle, sont lancéolées et touffues de poils (Figure 11). Les fleurs du kochia à balai sont isolées, vertes et en grappes de 5 cm (2 pouces) de long (Figure 12). Les grappes sont situées à l’extrémité des tiges et des aisselles des feuilles. Le kochia à balai fleurit et monte en graines à la fin de l’été et à l’automne; une plante produit jusqu’à 50 000 semences pouvant être propagées par le vent, l’eau, l’équipement et comme contaminants dans le foin. 2 La semence est souvent dispersée après la maturation des plantes et se transforme en “herbes roulées”, dispersant des semences en roulant partout poussées par le vent.

Lutte: Le kochia à balai est difficile à supprimer parce qu’il s’adapte très bien, tolère le stress, émerge tôt, a une longue période de germination, ses feuilles étroites sont plus difficiles à recouvrir avec des applications d’herbicide et produit des semences en abondance capables d’être propagées sur une longue distance. Les plantes de kochia à balai sont tolérantes à la sécheresse et aux sols salins et se développe bien même en présence de conditions de croissance considérées comme mauvaises pour la plupart des cultures. Les semences germent peu profondément dans le sol; le semis direct est donc un bon environnement pour la survie du kochia à balai. Les plantes de kochia à balai peuvent se reproduisent par autopollinisation ou par pollinisation croisée, ce qui augmente les possibilités de déplacements de gènes résistants entre les populations.

Les meilleures pratiques de lutte doivent être adoptées pour contenir et lutter contre les populations de mauvaises herbes résistantes. 2 Ce qui implique l’intégration de pratiques de lutte culturales et mécaniques contre les mauvaises herbes et l’utilisation de stratégies de lutte diversifiées et efficaces avec des herbicides.

Il a été démontré que la rotation des cultures est un élément important dans la lutte contre le kochia à balai. Une étude effectuée par plusieurs universités d’États a démontré que les plantes de maïs et de soya concurrencent bien contre le kochia à balai, en réprimant sa croissance et son développement.5 Il y a plus d’options d’herbicides contre le kochia à balai dans le maïs et le soya que d’autres cultures annuelles dans la rotation. Le blé et la jachère ont été moins efficaces que le maïs et le soya alors que la betterave à sucre fut inefficace pour réprimer la croissance du kochia à balai. Diverses rotations de cultures peuvent inclure l’utilisation de plusieurs stratégies de lutte et d’herbicides actifs sur différents sites d’action pour supprimer plus efficacement le kochia à balai.

L’utilisation d’herbicides de prélevée (résiduaire dans le sol) et de postlevée dotés de plusieurs sites d’action est également une importante stratégie de lutte pour supprimer les populations de kochia à balai. L’application d’herbicides en plusieurs périodes (brûlage, présemis, prélevée et postlevée et prérécolte) sur la culture ou une jachère sont les méthodes de lutte les plus efficaces pour supprimer plusieurs repousses de kochia à balai pendant la saison. Les plantes de kochia à balai qui échappent aux applications d’herbicide devraient être supprimées par le travail du sol ou être mécaniquement enlevées avant la production de semences.


Nom commun: Sétaire verte
Scientific name: Setaria viridis(L) Beauv.
Cycle de vie: Annuel

 Les feuilles de la sétaire verte sont glabres, rugueuses et mesurent jusqu’à 30 cm (12 pouces) de long

Figure 13. Les feuilles de la sétaire verte sont glabres, rugueuses et mesurent jusqu’à 30 cm (12 pouces) de long. Les gaines sont habituellement glabres à l’exception de poils courts sur les bords. Photo offerte par Bruce Ackley, L’Université d’État de l’Ohio, Bugwood.org.

 Épi de sétaire verte.

Figure 14. Épi de sétaire verte. Photo offerte par Howard F. Schwartz, Université d’État du Colorado, Bugwood.org.

Problématique: La sétaire verte prend le premier rang en matière d’abondance relative dans les Prairies dans chacun des cinq derniers sondages sur les mauvaises herbes depuis 1973. 1 La sétaire verte a développé une résistance aux sites d’action du Groupe 1 (inhibiteurs d’ACCase) et du Groupe 3 (inhibiteurs de l’assemblage des microtubules) dans toutes les provinces des Prairies et au Groupe 2 (d’Inhibiteurs ALS) en Saskatchewan et au Manitoba. De plus, on peut trouver la sétaire verte résistante aux herbicides des Groupes 1 et 3 en Saskatchewan et au Manitoba.2

Identification: La tige de la sétaire verte est ronde, la ligule est poilue, sans oreillettes. Il y a une rangée de poils courts sur l’échancrure de la gaine (Figure 13). L’épi est touffu et vert (Figure 14). La sétaire verte n’a pas d’oreillettes. On peut observer une rangée de poils courts sur l’échancrure de la gaine. 3 Les températures chaudes du printemps en favorisent la germination. Elle peut émerger par vagues une période pluvieuse tout au long de la saison.

Lutte: Les pratiques culturales combinées avec un contrôle chimique diversifient la gestion et diminuent les risques de développement de la résistance aux herbicides.

Pour lutter contre la sétaire verte, commencez avec des herbicides de brûlage résiduels, lorsque possible. Appliquez des herbicides de postlevée tôt, lorsque les plantes sont jeunes et mesurent 10 cm (4 pouces) de hauteur ou moins. Utilisez multiples sites d’action pour les applications d’herbicides de prélevée et de postlevée pour aider à lutter contre le développement de la résistance.

Espèces semblables : La sétaire verte (Setaria viridis) et la sétaire glauque (Setaria pumila) peuvent être difficiles à différencier l’une de l’autre. Elles sont toutes les deux des annuelles d’été et produisent un épi de sétaire touffu, distinctif. Les deux sétaires sont érigées et leur ligule est une frange de poils. La face supérieure de la feuille de sétaire verte est lisse (Figure 13), alors que la face supérieure de la sétaire glauque est lisse à l’exception de quelques longs poils rares, mais évidents près du collet (Figure 15). Les limbes de la sétaire glauque sont plats, d’une teinte pourpre rougeâtre à la base. Les limbes des feuilles de la sétaire verte sont arrondis. Le limbe de la feuille de la sétaire verte a une rangée de petits poils.

Ll’une des principales caractéristiques est la couleur de l’épi. Les épis de la sétaire verte sont verts ou teintés de pourpre (Figure 14). Les épis de la sétaire glauque prennent une couleur brun jaunâtre à maturité et sont plus denses par rapport à ceux de la sétaire verte (Figure 16).3

Les feuilles de la sétaire glauque sont glabres à l’exception de longs poils fins sur la face supérieure de la feuille, près du collet.

Figure 15. Les feuilles de la sétaire glauque sont glabres à l’exception de longs poils fins sur la face supérieure de la feuille, près du collet. Photo offerte par Steven Gower.

 Épi de sétaire glauque.

Figure 16. Épi de sétaire glauque. Photo offerte par Steven Gower.


Nom commun: Renouée liseron
Scientific name: Polygonum convolvulus
Cycle de vie: Annuelle d’été

Semences noires  à trois faces de la renouée liseron.

Figure 17. Semences noires à trois faces de la renouée liseron. Photo offerte par Bruce Ackley, L’Université d’État de l’Ohio, Bugwood.org.

Plantule de renouée liseron.

Figure 18. Plantule de renouée liseron. Photo offerte par Bruce Ackley, L’Université d’État de l’Ohio, Bugwood.org

Plante de renouée liseron.

Figure 19. Plante de renouée liseron. Photo offerte par Bruce Ackley, L’Université d’État de l’Ohio, Bugwood.org

Problématique: La renouée liseron, une des principales mauvaises herbes problématiques dans les Prairies, se classe régulièrement parmi les trois premières espèces dans les sondages provinciaux sur les mauvaises herbes.1

Identification: La renouée liseron est une annuelle d’été qui émerge d’une semence triangulaire noire et rigide, d’environ 3 mm (1/8-pouce) de long (Figure 17). Les cotylédons sont étroits, avec une pointe et une base arrondies (Figure 18). Les tiges des plantes sont longues, minces et rampantes et s’étendent sur le sol ou s’accrochent aux autres plantes ou objets qu’elles touchent. Les feuilles sont alternes, en forme de coeur ou de pointe de flèche, en pointe au sommet, leurs lobes sont largement séparés à la base (Figure 19). Les plantes fleurissent pendant l’été et elles sont petites, sans pétales, mais ont 5 sépales verdâtres ou rosâtres. Les fleurs, en grappes avec un pédoncule court, sont dans les aisselles des feuilles ou à l’extrémité des tiges. La renouée liseron fait partie de la famille des renouées. Comme les autres renouées, la renouée liseron possède une ochréa autour de la tige à chaque noeud. On peut la méprendre avec le liseron des champs à cause de son mode de croissance rampant et de ses feuilles en forme de flèches. Le liseron des champs, par contre, est vivace, est doté d’un système racinaire très bien développé, n’a pas d’ochréa et ses fleurs blanches ou roses sont grosses et en forme d’entonnoir. De plus, les feuilles inférieures de la renouée liseron sont habituellement plus larges que celles du liseron des champs.

La renouée liseron commence à germer très tôt au printemps, pendant la première période de chaleur prolongée. La majorité de la semence de renouée liseron émerge avant la mi-juin. Étant une plante grimpante, la renouée liseron peut jouir de la lumière du soleil même si elle croît dans les céréales ou autres grandes cultures. Elle peut également se développer latéralement et couvrir rapidement le sol dénudé pour maximiser son efficacité à capter la lumière.

Attention: En plus de faire concurrence pour les nutriments, la lumière et l’humidité, la renouée liseron est problématique aux battages des cultures.

Lutte: Les pratiques culturales comme la rotation des cultures, faucher, retarder les semis, herser après le semis ou travailler le sol après la récolte peuvent aider à diminuer les populations de renouée liseron, mais ne sont pas efficace pour un bon contrôle. Retarder le semis pour bien préparer le lit de semence ou faire un brûlage résiduel peut contribuer à lutter contre la renouée liseron.

La renouée liseron et les espèces de la famille des renouées ont une tolérance naturelle au glyphosate. Le contrôle du glyphosate sur la renouée liseron est moindre si des doses inférieures à celles de l’étiquette sont appliquées lorsqu’une seule application de glyphosate est effectuée, si les plantes sont stressées par des mauvaises conditions environnementales ou si les talles sont plus longues que 7 à 10 cm (3 à 4 pouces). Les herbicides les plus efficaces sur la renouée liseron sont l’atrazine, le bromoxynil, le clopyralide, le dicamba, le glufosinate et de certains produits à base de sulfonylurée. L’utilisation de ces herbicides ou de mélanges avec ces matières actives assure le contrôle le plus efficace contre la renouée liseron. L’atrazine, le clopyralide, le dicamba et certains herbicides à base de sulfonylurée peuvent persister dans le sol et demeurer rémanents pour plus qu’une saison, surtout dans les sols au pH élevé.

Toutes les mauvaises herbes qui existent (incluant la renouée liseron) devraient être supprimées avec un traitement herbicide de brûlage en présemis ou avant la levée des cultures. Le glyphosate ou le glyphosate plus 2,4-D sont souvent inefficaces pour supprimer la renouée liseron. L’ajout ou l’utilisation d’un autre herbicide pourrait être nécessaire pour bien maîtriser la renouée liseron mais il est important de respecter les délais requis entre les applications. Les cultures semées avant le début ou le milieu de mai pourraient nécessiter une application d’herbicide sur la culture pour supprimer les plantes tardives. Cette stratégie permet des applications de postlevée plus hâtives sur des plantes plus petites.


Nom commun: Canola spontané
Scientific name: Brassica napus
Cycle de vie: Annuelle d’été

Plantule de canola

Figure 20. Plantule de canola.

 Canola en rosette

Figure 21. Canola en rosette. “Tête de chou.”

Inflorescence de canola.

Figure 22. Inflorescence de canola.

Problématique: En matière d’abondance relative, le canola spontané est classé parmi les cinq premiers comme mauvaise herbe dans les Prairies. 1 Il a gagné des échelons depuis 2013 où il était 14e.1 Les pertes moyennes de semences de canola laissées au champ à la récolte atteignent 73 kg à l’hectare (1,3 boisseau à l’acre). 2 Le canola peut être sélectionné pour être tolérant aux herbicides du Groupe 2 (inhibiteurs d’ALS), du Groupe 9 (glyphosate) et du Groupe 10 (glufosinate). Le canola spontané peut être l’hôte de maladies comme la jambe noire et la hernie des crucifères pour les cultures suivantes et devrait être supprimé.

Identification: Le canola est une culture annuelle cultivée partout dans les provinces des Prairies. Le canola spontané peut émerger tôt au printemps et tout au long de la saison. La germination commence dès que les températures du sol atteignent 1 à 2oC.3 Les cotylédons sont en forme de cœur (Figure 20). Les tiges sont glabres et quelques poils sont présents sur la face inférieure des feuilles. Les vraies feuilles émergent une à la fois, sont opposées et forment une rosette basilaire (Figure 21). La tige s’allonge et de petites fleurs jaunes à quatre pétales émergent de façon indéterminée (Figure 22). Des rameaux supplémentaires peuvent également se développer et fleurir. Les gousses sont longues et étroites et remplies de petites semences sphériques noires.

Lutte: Après la récolte du canola, laissez les semences à la surface du sol pour leur permettre de germer pendant l’automne pour être détruites par le gel ou mangées. Le travail du sol peut incorporer les semences de canola et induire la dormance secondaire qui se prolonge jusqu’à quatre ans. Au printemps, laisser le canola spontané émerger avant de travailler le sol ou d’appliquer un herbicide. Songer à gérer le canola spontané par la rotation avec des cultures pour lesquelles les options d’herbicides sont plus nombreuses et où le petit canola est plus facile à supprimer avec un herbicide. L’année du canola, les herbicides de brûlage devraient inclure un site d’action de plus pour supprimer le canola et aider à diminuer les populations de canola spontané à émergence hâtive4. Consultez l’étiquette pour les restrictions quant à la rotation des cultures afin que la culture de canola ne soit pas endommagée. La lutte intégrée contre les mauvaises herbes prône également le choix de cultivars plus compétitifs, un espacement plus étroit entre les rangs, une augmentation du taux de semis et des rotations plus longues entre les cultures de canola.

Espèces semblables: La moutarde des champs peut être méprise pour du canola. Au stade cotylédon, il est presque impossible de les différencier; par contre, après la sortie de la première vraie feuille, les différences sont visibles. Les feuilles du canola sont d’un bleu vert, aux bords ondulés alors que les feuilles de la moutarde sont vert jaunâtre aux bords grossièrement dentés (Figures 23 et 24). Au stade rosette, les pétioles des feuilles de la moutarde se développent jusqu’à la tige et peuvent l’envelopper partiellement. Les tiges de la moutarde des champs sont pourvues de poils blancs qui pointent vers le bas et des anneaux pourpres peuvent être observés à la base des jeunes tiges. Les fleurs de la moutarde ont 4 pétales jaunes et se développent en bouquets terminaux (Figure 25). Les fruits de la moutarde des champs sont des capsules cylindriques d’environ 2,5 cm (un pouce) de longueur, avec un bec à l’extrémité.

 Cotylédons de moutarde des champs avec la première feuille en émergence.

Figure 23. Cotylédons de moutarde des champs avec la première feuille en émergence.

Feuille de moutarde des champs (gauche) et feuille de canola (droite)

Figure 24. Feuille de moutarde des champs (gauche) et feuille de canola (droite).

Plante de moutarde des champs avec pousses florifères.

Figure 25. Plante de moutarde des champs avec pousses florifères.


Nom commun: Chénopode blanc
Scientific name: Chenopodium album
Cycle de vie: Annuelle d’été

 Plantule de chénopode blanc.

Figure 26. Plantule de chénopode blanc. Photo offerte par Steven Gower .

Plante de chénopode blanc.

Figure 27. Plante de chénopode blanc. Photo offerte par Steven Gower.

Inflorescence de chénopode blanc.

Figure 28. Inflorescence de chénopode blanc. Photo offerte par Steven Gower.

Problématique: Le chénopode blanc est prévalent partout dans les provinces des Prairies et se classe régulièrement au 5e rang en matière d’abondance relative.1

Identification: Le chénopode blanc est une mauvaise herbe annuelle appartenant à la famille des chénopodes et est populaire dans les provinces des Prairies. Comme plusieurs annuelles à petite semence, le chénopode blanc germe à la surface ou près de la surface du sol avec une profondeur de semis optimale pour la levée d’environ 2,5 mm (1/10 d’un pouce). Les feuilles sont d’abord opposées pour devenir alternes par la suite et peuvent devenir pourpres sur la face inférieure. Les deux faces sont couvertes de granules blancs ou d’une substance farineuse (Figure 26). Les feuilles des plantes plus matures sont larges et de forme triangulaire, aux bords légèrement dentés (Figure 27). Les tiges sont scabres, verticalement cannelées, avec des bandes vertes ou rougeâtres. À maturité, les plantes mesurent habituellement 6 à 1,8 m (2 à 6 pieds) de hauteur. Une plante de chénopode blanc peut produire plus de 70 000 semences en moyenne (Figure 28). La semence du chénopode blanc est l’une des plus persistantes de la banque de semences dans le sol. Il faut, en moyenne, 12 ans pour diminuer la banque de semences de chénopode blanc de 50 % et 78 ans pour en éliminer 99 %.2

Lutte: Les programmes herbicides les plus efficaces pour supprimer le chénopode blanc doivent combiner des traitements de prélevée et de postlevée dotés de deux sites d’action ou plus, surtout dans le soya. Par exemple, les programmes de lutte efficace contre le chénopode blanc incluent :

  • Le contrôle des mauvaises herbes levées avant le semis avec un travail du sol ou une application d’herbicide de brûlage en présemis
  • L’application d’herbicides de prélevée ayant une activité sur le chénopode blanc.
  • L’application d’herbicides de postlevée avant que le chénopode blanc n’atteigne la hauteur recommandée pour être supprimé, habituellement 10 à 15 cm ( 4 à 6 pouces).
  • Le contrôle des échappées ou des plantes qui lèvent après la première application de postlevée avec une deuxième application de postlevée. Le chénopode blanc ressemble à la petite herbe à poux car elle est beaucoup plus facile à supprimer dans le maïs ou les cultures de petites semences que dans le soya.

Nom commun: Chardon des champs
Scientific name: Cirsium arvense
Cycle de vie: Vivace

Plante de chardon des champs

Figure 29. Plante de chardon des champs.

Les feuilles du chardon des champs sont oblongues, avec des lobes irréguliers et des marges épineuses.

Figure 30. Les feuilles du chardon des champs sont oblongues, avec des lobes irréguliers et des marges épineuses. Photo offerte par le Laboratoire de Mauvaises herbes de l’État de l’Ohio, L’Université d’État de l’Ohio, Bugwood.org.

Infloraison du chardon des champs.

Figure 31. Infloraison du chardon des champs. Photo offerte par Leslie J. Mehrhoff, Université du Connecticut, Bugwood.org.

Problématique: Le chardon des champs se classe 7e en matière d’abondance relative dans le sondage sur les mauvaises herbes le plus récent et fait partie des 10 premiers depuis 1981.1 Le chardon des champs peut être difficile à supprimer à cause de sa capacité à se rétablir rapidement et à se propager par ses racines rampantes.

Identification: Le chardon des champs est une vivace agressive qui se reproduit végétativement à partir de racines rampantes et de semences. Les racines rampantes emmagasinent des nutriments et plusieurs bourgeons souterrains à des profondeurs bien en dessous de la semelle de labour. Les plantes de chardons peuvent croître à une hauteur de 0,6 à 1,5 m (2 à 5 pieds) et ramifier dans le haut (Figure 29). Les feuilles sont alternes, sessiles, simples et oblongues, avec des lobes irréguliers et des bords épineux (Figure 30). Les tiges sont vides et cannelées et deviennent pubescentes en maturant. Les fleurs mâles et femelles sont présentes sur des plantes différentes (dioïques) et la production de semences requiert la présence des deux plantes. Les inflorescences mesurent environ 19 mm (3/4 pouce) de large et sont composées de fleurs en forme de disques pourpres ou roses encerclées de bractées sans épines (Figure 31). Les fruits sont plats, bruns, munis d’achènes mesurant 4,2 mm (1/6 pouce) de long, avec des touffes de poils.

Espèces semblables: Les plantes avec lesquelles le chardon risque d’être confondu sont en fait des plantes d’autres chardons. Le chardon des champs peut être différentié du chardon lancéolé (Cirsium vulgare) (Figure 32) et du chardon penché (Carduus nutans) (Figure 33) par ses tiges sans épines et ses fleurs sans épines ou ronces, toutes les deux étant présentes sur les deux autres espèces de chardons. De plus, les plantes de chardon des champs se développent en plaques distinctes à cause de sa croissance par rhizomes (Figure 34).

 Inflorescence du chardon lancéolé.

Figure 32. Inflorescence du chardon lancéolé. Photo offerte par Bruce Ackley, L’Université d’État de l’Ohio, Bugwood.org.

 Inflorescence du chardon penché.

Figure 33. Inflorescence du chardon penché. Photo offerte par Eric Coombs, Département de l’Agriculture de l’Orégon. Bugwood.org.

Plaque distincte de chardon des champs à cause de son mode de croissance par rhizomes

Figure 34. Plaque distincte de chardon des champs à cause de son mode de croissance par rhizomes.

Lutte: Le chardon des champs est difficile à gérer et la mise en place d’un programme de lutte intégrée est la meilleure façon de le supprimer. Le travail du sol peut aggraver le problème en propageant les racines végétatives du chardon des champs sur une plus grande superficie du champ et d’un champ à l’autre. Inclure des plantes fourragères ou des cultures à petites semences dans la rotation peut aider à lutter contre le chardon des champs. Le chardon des champs n’aime pas l’ombre. Les conditions favorables à la fermeture du couvert végétal (bon établissement de la culture, fertilisation, espacement étroit entre les rangs) complémentent bien d’autres pratiques de lutte.

Le chardon des champs est plus vulnérable aux herbicides systémiques et est mieux supprimé entre les stades bouton et floraison. Par contre, la plupart des herbicides ont un stade maximum d’application pour la hauteur ou le stade de la culture; consultez l’étiquette de l’herbicide pour connaître ces restrictions.

Agents de lutte biologique : Divers insectes et pathogènes fongique et bactériens peuvent attaquer le chardon des champs. Les mesures biologiques seules ne supprimeront habituellement pas le chardon des champs et doivent être combinées avec d’autres méthodes pour être efficaces.


Nom commun: Laiteron rude
Scientific name: Sonchus asper
Cycle de vie: Annuelle/Annuelle d’hiver

 Rosette et racine pivot du laiteron rude

Figure 35. Rosette et racine pivot du laiteron rude. Steve Dewey, Université d’État de l’Utah, Bugwood.org

Feuilles de laiteron rude avec lobes arrondis à la tige.

Figure 36. Feuilles de laiteron rude avec lobes arrondis à la tige. Bruce Ackley, L’Université d’État de l’Ohio, Bugwood.org

Fleur de laiteron rude.

Figure 37. Fleur de laiteron rude. Bruce Ackley, L’Université d’État de l’Ohio, Bugwood.org

Problématique: Le laiteron rude est de plus en plus problématique dans les Prairies. Son abondance relative est partie du 138e rang en 1981 pour aboutir au 8e rang en 2017. 1 Cette mauvaise herbe est difficile à supprimer dans la culture avec des herbicides. En présence de résistance aux herbicides du Groupe 2 (Inhibiteurs d’ALS), les options de lutte pour cette mauvaise herbe sont encore plus limitées.

Identification: Le laiteron rude fait partie de la famille des composées avec le laiteron rude vivace, le laiteron potager, le chardon des champs, le pissenlit et d’autres plantes semblables. On peut différencier le laiteron des chardons par la sève laiteuse qui s’échappe de la tige lorsque la plante est brisée. Les cotylédons sont de forme ovale. Les feuilles sont dentées aux bords épineux et forment une rosette basilaire avant l’élongation de la tige Figure 35). Les feuilles supérieures sont ont des lobes distincts à la tige (Figure 36). L’écoulement de la sève laiteuse lors de la brisure de la plante survient sur toutes les parties de la plante après le stade de quatre feuilles. Les tiges sont glabres. Les fleurs ressemblent à celles du pissenlit, un rayon jaune d’un diamètre de 1,5 à 2,5 cm (0,5 à 1 pouce) (Figure 37). Les semences sont aplaties, brunes et nervurées avec des touffes de poils et forment une balle de duvet.

Espèces semblables: Le laiteron potager et le laiteron des champs ressemblent au laiteron rude. Le laiteron potager peut être identifié par ses feuilles profondément lobées (Figure 38). Les feuilles supérieures ont des lobes acérés distincts à la tige (Figure 39). Le laiteron potager n’est pas aussi piquant que le laiteron rude. Le laiteron des champs peut être différencié par ses racines rampantes. Il a également des poils orange jaunâtre sur la tige sous la fleur et ses fleurs sont plus grosses que celles du laiteron rude.

Feuilles du laiteron potager, lobées plus profondément.

Figure 38. Feuilles du laiteron potager, lobées plus profondément. Forest and Kim Starr, Starr Environmental, Bugwood.org

Les feuilles du laiteron potager ont des lobes pointus à la tige.

Figure 39. Les feuilles du laiteron potager ont des lobes pointus à la tige. Chris Evans, Université de l’Illinois, Bugwood.org

Lutte: Certaines populations de laiteron rude sont résistantes au Groupe 2 en Alberta et au Manitoba. 2 Les herbicides du Groupe 4 (régulateurs de croissance), du Groupe 6 (Inhibiteurs du Photosystème II), du Groupe 9 (glyphosate), du Groupe 10 (glufosinate) et du Groupe 22 (Inhibiteurs du Photosystème I) peuvent aider à supprimer les infestations de laiteron rude. Assurez-vous de lire et de vous conformer aux étiquettes des herbicides. Enlever les plaques de plantes avant le semis peut être une option lorsque les plaques sont petites. Toute la racine pivot doit être enlevée pour que cette option de lutte soit efficace. Laisser pâturer le bétail peut aussi aider à réprimer les infestations.3


Nom commun: Pissenlit
Scientific name: Taraxacum officinale
Cycle de vie: Vivace

Plantules de pissenlit.

Figure 40. Plantules de pissenlit. Photo offerte par Bruce Ackley, L’Université d’État de l’Ohio, Bugwood.org

Jeune rosette de pissenlit.

Figure 41. Jeune rosette de pissenlit. Photo offerte par Bruce Ackley, L’Université d’État de l’Ohio, Bugwood.org

Pissenlit mature en floraison en semis direct.

Figure 42. Pissenlit mature en floraison en semis direct.

Inflorescence de pissenlit.

Figure 43. Inflorescence de pissenlit. Photo offerte par Joseph Berger, Bugwood.org.

Problématique: Le pissenlit est classé 9e en matière d’abondance relative; une augmentation depuis 1989, où il était en 31e position.1 Parce que le pissenlit est une mauvaise herbe vivace, il est difficile à supprimer dans la culture. Les choix d’herbicides sont restreints pour les applications dans la culture et les herbicides capables de supprimer le pissenlit peuvent avoir des restrictions quant au choix des cultures en rotation pour les prochaines années.

Identification: Le pissenlit est une simple vivace qui produit une rosette basilaire avec des fleurs jaunes et une inflorescence en forme de balle duveteuse. Le pissenlit est l’une des mauvaises herbes les plus problématiques et populaires sur les surfaces gazonnées et les pelouses et peut également poser des problèmes dans le semis direct. Les plantes émergent de la semence et les racines se développent en un système racinaire muni d’une racine pivot qui survit à l’hiver. Le pissenlit envahit l’espace dans les cultures fourragères et les systèmes de production en semis direct. Il ne compétitionne pas pour la lumière, mais capte l’humidité et les nutriments du sol.

Les cotylédons sont vert pâle, scabres et de forme ovale à spatulaire (Figure 40). Les jeunes feuilles forment une rosette basilaire et sont également de forme ovale à spatulaire, de 5 à 15 cm (2 à 6 pouces) de longueur (Figure 41). Les bords des feuilles sont très ondulés, surtout les feuilles plus matures. Toutes les feuilles sont basilaires, de 5 à 40 cm (2 à 16 pouces) de longueur selon l’environnement. Quoique les feuilles mesurent habituellement 5 à 20 cm (2 à 8 pouces) de longueur. Les feuilles sont oblongues sur le pourtour, profondément dentées et ont parfois des poils épars. Les lobes sont dirigés vers le milieu de la rosette. Les tiges sont érigées, creuses et mesurent environ 5 à 15 cm (2 à 6 pouces) de hauteur, produisant des fleurs jaune éclatant isolées en fin de tige (Figure 42). Les fruits sont des achènes bruns, de 3 à 5 mm (0,1 à 0,2 pouce) de longueur, avec des pappes plumeux attachés qui aident à la propagation de la semence par le vent (Figure 43). Collectivement, les achènes forment une inflorescence blanche qui ressemble à une boule duveteuse.

Lutte: La perturbation normale du sol est efficace pour empêcher l’établissement des plantes de pissenlit ; les pissenlits sont donc rarement un problème dans les systèmes conventionnels de travail du sol. Le travail du sol doit être assez profond pour couper la racine 10 cm (4 pouces) sous le collet. La houe rotative et le sarclage suppriment les plantules de pissenlit, mais ont peu d’effet sur les pissenlits établis.

Des options d’herbicides sont disponibles pour réprimer le pissenlit dans le maïs, dans le soya et dans la luzerne, avec une suppression possible dans les céréales et certains canola dotés des traits génétiques appropriés. Les applications de certains herbicides au printemps suppriment les plantules de pissenlit. Pour les mauvaises herbes vivaces, les applications d’herbicides à l’automne sont habituellement plus efficaces que les applications au printemps. Le pissenlit est l’une des mauvaises herbes les plus difficiles à supprimer. Il a été observé que la réponse au 2,4-D et au glyphosate varie entre les populations de pissenlits. Si les cultures sont levées et que les pissenlits sont établis, la meilleure stratégie serait de réprimer le pissenlit pour minimiser la perte de rendement due à la concurrence. Les applications en saison diminuent la concurrence du pissenlit de façon remarquable, mais ne diminuent pas de beaucoup les populations de pissenlit. Une application d’herbicide à l’automne peut être planifiée après la récolte dans le but d’enlever le pissenlit.


Nom commun: Crépis des toits
Scientific name: Crepis tectorum
Cycle de vie: Annuelle/Annuelle d’hiver

Rosette de l’annuelle d’hiver le crépis des toits.

Figure 44. Rosette de l’annuelle d’hiver le crépis des toits. Photo offerte par Danielle Tichit, Assiniboine Community College.

 Rosettes de l’annuelle d’hiver le crépis des toits avec lobes irréguliers.

Figure 45. Rosettes de l’annuelle d’hiver le crépis des toits avec lobes irréguliers. Photo offerte par Danielle Tichit, Assiniboine Community College.

Les tiges des feuilles du crépis des toits sont étroites et directement attachées à la tige.

Figure 46. Les tiges des feuilles du crépis des toits sont étroites et directement attachées à la tige. Photo offerte par Danielle Tichit, Assiniboine Community College.

  La floraison et la ramification d’une plante de crépis des toits.

Figure 47. La floraison et la ramification d’une plante de crépis des toits. Michael Shephard, USDA Forest Service, Bugwood.org.

Problématique: Le crépis des toits a pris plus d’importance récemment; place en 24e place au début des années 2000, il est maintenant en 11e place en matière d’abondance relative dans les sondages sur les mauvaises herbes effectués entre 2008 et 2017.1 Parce que c’est une mauvaise herbe annuelle d’hiver, elle est difficile à supprimer dans les cultures.

Identification: Le crépis des toits peut germer au printemps ou à l’automne. Les feuilles sont étroites, irrégulièrement dentées et peuvent atteindre 15 cm (6 pouces) dans la rosette basilaire (Figures 44 and 45). Aux stades plantules à rosettes, on peut méprendre cette mauvaise herbe pour du pissenlit, quoique les feuilles du pissenlit sont plus foncées.2 Les plantules qui germent à l’automne forment une rosette à l’automne et montent en graines rapidement au printemps, posant une concurrence pour les cultures. Les feuilles tiges sont étroites, sans pétioles et directement attachées à la tige (Figure 46).3 Une sève laiteuse est produite lorsque la tige est brisée. La plante peut atteindre environ un mètre de hauteur et porter des fleurs érigées en grappes issues des rameaux (Figure 47).4 Le crépis des toits se reproduit par semences et est muni d’une racine pivot profonde. La fleur jaune du pissenlit mesure 2 cm (3/4 pouce) de largeur et peut émerger avant la mi juinformant une inflorescence comme une boule duveteuse.

Lutte: Cette mauvaise herbe est plus problématique dans les cultures fourragères et dans les champs en travail minimal du sol où elle peut continuer son cycle de vie sans interruption. Utilisez des stratégies de lutte intégrée contre les mauvaises herbes pour aider à lutter contre cette mauvaise herbe. Les applications d’herbicides peuvent être efficaces au printemps ou à l’automne avant le stade de la montaison où le contrôle avec des herbicides est beaucoup plus difficile. La montaison peut survenir tôt au printemps, et un traitement appliqué sur la culture risque de ne pas être efficace. Dépistez tôt au printemps et si des rosettes sont présentes après l’hiver, un brûlage peut être la meilleure solution pour supprimer ces plantes. Déterminez le stade de croissance du crépis des toits et planifiez la dose d’application en conséquence. Les rosettes devraient être supprimées lorsqu’elles sont 15 cm (6 pouces) de diamètre ou plus petites. 2 Semer une culture compétitive et semer tôt peuvent également aider à lutter contre cette mauvaise herbe. Les plantules qui émergent pendant la saison de croissance peuvent être supprimées avec une application d’herbicide sur la culture. Les herbicides du Groupe 4 (régulateurs de croissance) et du Groupe 9 (glyphosate) sont recommandés, quoique le 2,4-D seul ne supprime pas le crépis des toits.3 Toujours lire et se conformer à l’étiquette, utilisez des herbicides homologués pour la culture et s’informer des restrictions de rotation pour les cultures suivantes.


Nom commun: Stellaire moyenne
Scientific name: Stellaria media
Cycle de vie: Annuelle/Annuelle d’hiver

 Plante de stellaire moyenne.

Figure 48. Plante de stellaire moyenne. Photo offerte par John D. Byrd, Université d’État du Mississippi, Bugwood.org.

Fleur de la stellaire moyenne

Figure 49. Fleur de la stellaire moyenne.

Semences de la stellaire moyenne.

Figure 50. Semences de la stellaire moyenne. Photo offerte par Bruce Ackley, L’Université d’État de l’Ohio, Bugwood.org

Problématique: La stellaire moyenne pose une problématique très particulière en Alberta où elle prend le 1er rang en matière d’abondance relative.1 Elle augmente également au Manitoba quoiqu’au Manitoba et en Saskatchewan, elle est au 18e rang. 2,3 Les populations de stellaire moyenne résistante au Groupe 2 (Inhibiteur d’ALS) augmentent dans toutes les provinces des Prairies.4

Identification: La stellaire moyenne est une annuelle d’hiver capable de produire plusieurs générations par année pendant des saisons fraîches et trempées. Elle forme des couverts penchés et épais. Les feuilles de la stellaire moyenne sont opposées, vert pâle, de forme ronde à ovale, aux sommets pointus et aux bords lisses, scabres ou avec quelques poils près de la base (Figure 49). La stellaire moyenne a une range de poils le long des tiges. Les tiges du bas produisent souvent des racines aux nœuds.

Les petites fleurs blanches sont en grappes à l’extrémité des tiges. Les fleurs ont 5 pétales profondément divisés, semblables à une paire de pétales, quoique petits, sont assez remarquables. (Figure 50). Les fruits sont des capsules légèrement recourbées qui contiennent plusieurs petites semences brunes. (Figure 51).

Lutte: Les infestations sévères de stellaire moyenne posent une concurrence aux cultures, surtout dans les céréales à petites semences. Les cultivars de blé à grande taille et les populations de plantes plus denses peuvent aider à supprimer la stellaire moyenne. Un travail du sol à l’automne avant le semis du blé peut aider lui donner une longueur d’avance sur la stellaire moyenne. La stellaire moyenne devrait être supprimée avant le semis dans les systèmes de semis direct. Une application d’herbicide à l’automne peut diminuer efficacement les populations de mauvaises herbes pour les empêcher d’hiverner et aide à diminuer le nombre de semences au printemps. De plus, la stellaire moyenne peut héberger une panoplie de ravageurs des cultures, incluant le ver fil-de-fer, le ver-gris noir et le nématode à kyste du soya et devrait faire partie d’une stratégie de lutte efficace contre les mauvaises herbes.

Espèces semblables: Le mode de croissance et l’apparence de la stellaire moyenne sont semblables à ceux de la céraiste vulgaire (Cerastum fontanum ssp. vulgare). La céraiste vulgaire diffère du fait que c’est une vivace, avec des feuilles oblongues, très velues et sans pétioles. Le feuillage de la céraiste vulgaire est d’un vert très foncé. (Figure 51).

Mouseear chickweed is similar to common chickweed but has densely hairy leaves and a perennial growth habit.

Figure 51. La céraiste vulgaire ressemble à la stellaire moyenne mais c’est une vivace et ses feuilles sont très poilues. Photo offerte par Theodore Webster, Laboratoire sur les Mauvaises herbes de l’État de l’Ohio, L’ Université d’État de l’Ohio, Bugwood.org.


Nom commun: Pied-de-coq
Scientific name: Echinochloa crus-galli L.
Cycle de vie: Annuelle d’été

 Plantule de pied-de-coq.

Figure 52. Plantule de pied-de-coq. Photo offerte par Steve Dewey, Université d’État de l’Utah, Bugwood.org.

Collet du pied-de-coq.

Figure 53. Collet du pied-de-coq. Photo offerte par Bruce Ackley, L’Université d’État de l’Ohio, Bugwood.org.

Bas d’une plante de pied-de-coq teinté de rouge au marron.

Figure 54. Bas d’une plante de pied-de-coq teinté de rouge au marron. Photo offerte par Howard F. Schwartz, Université d’État du Colorado, Bugwood.org.

 Panicule du pied-de-coq.

Figure 55. Panicule du pied-de-coq. Photo offerte par Howard F. Schwartz, Université d’État du Colorado, Bugwood.org

Problématique: Le pied-de-coq pose un problème particulier au Manitoba où il est classé au 3e rang en matière d’abondance relative.1 Du pied-de-coq résistant aux herbicides du Groupe 2 (Inhibiteurs ALS) a été également trouvé au Manitoba.2

Identification:Le pied-de-coq est une mauvaise herbe annuelle munie de tiges épaisses pouvant atteindre 1,5 m (5 pieds) de hauteur.3

Les plantules sont glabres, n’ont pas d’oreillettes, ni de ligule et la base de la gaine de la feuille est souvent d’une teinte rouge ou marron (Figure 52). Les feuilles lisses et sans ligule ni oreillettes, sont enroulées dans la pousse de la plante et ont une nervure médiane blanche bien distincte qui se retroussent souvent vers les parties basilaires de la feuille (Figure 53). Quelques poils courts peuvent être présents sur la base des feuilles des plantes matures. Les tiges sont habituellement érigées, épaisses, glabres, souvent ramifiées aux nœuds inférieurs et peuvent être d’une teinte rouge à marron à la base (Figure 54). Les inflorescences sont des panicules mesurant 10 à 40 cm(4 à 16 pouces) de longueur (Figure 55). Les panicules peuvent être de couleur verte à pourpre et sont composées d’épillets individuels pouvant développer une barbe mesurant 2 à 10 mm (0,.08 à 0,4 pouce) de long.

Espèces semblables: Le panic d’automne (Panicum dichotomiflorum) et le pied-de-coq sont souvent mépris l’un pour l’autre avant la formation de l’inflorescence à cause de leur apparence et leur mode de croissance similaires. Par contre la caractéristique particulière du pied-de-coq du fait qu’il n’a pas de ligule, aide à le différencier des autres graminées que ce soit au stade plantule ou à un stade de maturité plus avancé.

Lutte: Le glyphosate supprime efficacement le pied-de-coq. Faire la rotation des cultures et des sites d’action des herbicides tout comme utiliser des herbicides résiduaires et appliquer des mélanges en réservoir lorsque possible sont tous d’excellentes pratiques pour lutter contre la résistance aux herbicides.2