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Syndrome de la mort subite : Soya
18 août 2021
Le syndrome de la mort subite (SMS), qui a été observé pour la première fois à Chatham il y a 26 ans, s’est révélé un problème persistant limitant de plus en plus de rendement du soya de l’est du Canada. Les infections de SMS peuvent toucher la plupart des cultures de soya de cette région, tout autant que d’autres maladies fongiques courantes. Les pertes de rendement varient grandement en fonction de la gravité de l’infection initiale, de la sensibilité de la variété, des conditions météorologiques suivant le semis, et des populations de nématode à kyste du soya (NKS). Les pertes de rendement sont de l’ordre de 10 à 20 % en cas de pression de maladie modérée, mais peuvent atteindre 50 % lorsque la pression de maladie est forte1. Des pertes totales ont déjà été signalées dans quelques champs. La maladie est bien installée dans le sud de l’Ontario, et selon des données d’une enquête récente, son incidence est plus élevée dans les comtés de Chatham, d’Elgin, de Norfolk et d’Essex2. La maladie a également été signalée récemment à Middlesex, à North London et à Perth2,3.
Cet article examine les causes et les symptômes de la maladie (Fusarium virguliforme), et énonce des stratégies de lutte efficaces visant à en atténuer les effets. Les agriculteurs découvriront l’importance du choix de la variété, les pratiques de gestion du sol et les mesures à leur disposition pour protéger leurs cultures de soya contre le SMS, comme les traitements de semences les plus efficaces actuellement sur le marché.
Syndrome de la mort subite du soya – cycle et symptômes
Le syndrome de la mort subite est causé par un champignon du sol appelé Fusarium virguliforme. Ce champignon hiverne dans des résidus de culture et dans le sol. L’infection peut se produire peu après le semis, mais les symptômes foliaires apparaissent généralement après la floraison, pendant le remplissage des gousses. Le SMS préfère les sols productifs et compactés, ainsi que les températures fraîches et pluvieuses après le semis. Des populations moyennes à élevées de nématodes à kyste du soya sont également associées au SMS et peuvent aggraver la maladie.
Symptômes foliaires : La maladie se manifeste par des taches chlorotiques qui se forment entre les nervures des folioles en fin de saison. Les taches s’agrandissent pour former de grandes zones irrégulières qui brunissent et finissent par mourir. Dans bien des cas, les folioles touchées tombent, laissant les pétioles attachés à la tige (figure 1), et les fleurs et les gousses des plants infectés avortent.
Figure 1. Progression des symptômes foliaires du syndrome de la mort subite. Au début, des taches jaunes apparaissent sur les feuilles, entre les veines (en haut à gauche), puis les lésions deviennent brunes et des trous apparaissent dans les feuilles (en haute à droite). Les feuilles s’enroulent (en bas à gauche), puis se déchirent (en bas au centre), avant que leurs limbes tombent, laissant les pétioles attachés à la tige (en bas à droite).
Symptômes touchant les tiges et les racines : La brûlure phomopsienne (du nord et du sud) et la pourriture brune des tiges causent des symptômes similaires à ceux causés par le SMS. Pour distinguer ces maladies, il faut déterrer des plants, en inspecter les racines, puis fendre les tiges dans le sens de la longueur. La moelle des plants atteints du SMS est blanche; toutefois, le cortex de la tige peut également présenter une décoloration brune ou grise (figure 2). Il peut arriver que des masses de spores blanc bleuté apparaissent sur les racines (figure 3). À l’inverse, la moelle des plants infectés par la pourriture brune des racines devient beige ou brune près du collet et des nœuds de la tige (figure 4).
Figure 2. La moelle des plants atteints du SMS est généralement blanche (à gauche), mais il peut également y avoir des stries beiges ou brunes dans le tissu vasculaire (à droite).
Figure 3. Les racines des plants de soya atteints du SMS peuvent présenter des croissances de Fusarium virguliforme, le champignon responsable de la maladie. Photo fournie par Daren Mueller, Iowa State University, Bugwood.org.
Figure 4. La moelle des plants de soya atteint de pourriture brune des tiges devient beige ou brune près des nœuds et du collet.
En cas de doute, n’hésitez pas à faire analyser des échantillons par un laboratoire afin de déterminer la cause des symptômes.
Gestion de la maladie et traitement de semences le plus efficace pour le soya
Les pertes de rendement occasionnées par le SMS varient de faibles à presque totales et dépendent du moment de l’apparition de la maladie et de la gravité de l’infection. La gestion du SMS repose sur les pratiques qui aident à réduire le risque d’infection avant même l’ensemencement :
- Le choix des variétés est un outil crucial pour la gestion du SMS. Il est de mise de sélectionner les variétés de soya en fonction de leur tolérance ou résistance au SMS et au NKS.
- La réduction de la densité des populations de nématodes à kyste du soya à l’aide de variétés résistantes et d’une rotation des cultures peut contribuer à réduire l’incidence du SMS.
- La semence devrait être traitée avec un traitement de semences fongicide. Les fongicides foliaires sont inefficaces puisque l’infection survient dans le système racinaire.
- Il est souhaitable d’envisager l’installation de drains souterrains ou le nivellement du terrain pour améliorer le drainage.
- Il faut limiter la compaction du sol en réalisant un travail du sol en profondeur et en adoptant des pratiques de gestion qui réduisent le risque de compaction.
- L’utilisation de variétés hâtives peut contribuer à réduire l’impact de la maladie.
- Envisagez un semis tardif, lorsque le sol est plus sec et plus chaud.
Conclusion
Le syndrome de la mort subite (SMS) du soya constitue une menace importante pour les rendements de soya dans l’est du Canada, car les cas graves peuvent causer des pertes dévastatrices. Pour en atténuer les conséquences, il est primordial de comprendre le cycle de la maladie, de reconnaître les symptômes avant-coureurs et d’appliquer des stratégies efficaces de gestion. Le choix de variétés de soya résistantes, la gestion du sol et l’application de traitements de semences appropriés peuvent contribuer à une meilleure protection contre le SMS du soya.
Pour protéger votre soya contre le SMS et réduire le risque d’infection avant même l’ensemencement, explorez les traitements de semences pour le soya de Bayer Crop Science Canada :
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Sources
1 King, C. 2015. Soybean sudden death syndrome. Top Crop Manager.
https://www.topcropmanager.com/soybean-sudden-death-syndrome-16502/.
2 Isaacs, J. 2020. Sudden death syndrome continues to spread in southern Ontario. Top Crop Manager.
https://www.topcropmanager.com/sudden-death-syndrome-continues-to-spread-in-southern-ontario/.
3 Pearce, R. 2021. Sudden death syndrome threat in soybeans is climbing. Country Guide.
https://www.country-guide.ca/crops/sudden-death-syndrome-threat-in-soybeans-is-climbing.
Mueller, D., Bradley, C., Chilvers, M., Freije, A., Giesler, L., Sisson, A., Smith, D., Tenuta, A., and Wise, K. 2016. Sudden Death Syndrome. Crop Protection Network.
https://cropprotectionnetwork.org/publications/scouting-for-sudden-death-syndrome-in-soybean.
Sudden Death Syndrome of Soybean. Crop Protection Network.
https://cropprotectionnetwork.org/publications/scouting-for-sudden-death-syndrome-in-soybean.
Jardine, D.J. 2020. Sudden death syndrome. Soybean Diseases. Soybean Research & Information Network.
https://soybeanresearchinfo.com/soybean-disease/sudden-death-syndrome/.
Meiring, B., Dorrance, A., and Mills, D. 2011. Sudden death syndrome of soybean. AC-44. Ohioline. The University of Ohio State.
https://ohioline.osu.edu/.
Giesler, L. J. Sudden Death Syndrome. University of Nebraska-Lincoln. Cropwatch.
https://cropwatch.unl.edu/sudden-death-syndrome.
Westphal, A, Abney, T.S., Xing, L.J., and Shaner, G.E. 2008. The Plant Health Instructor.
Sudden death syndrome of soybean.
https://www.apsnet.org/edcenter/disandpath/fungalasco/pdlessons/Pages/SuddenDeath.aspx.
Avis juridique
La performance peut varier d’un endroit à l’autre et d’une année à l’autre, compte tenu des variations locales dans les conditions de croissance, de sol et de climat. Si possible, les producteurs devraient évaluer les résultats de plusieurs sites et années et devraient tenir compte des conséquences de ces conditions sur leurs champs.
Mélanges en cuve : L’utilisateur doit avoir en sa possession les étiquettes de chacun des produits au moment du traitement. Suivre les modes d’emploi indiqués sur les étiquettes, y compris la dose, les précautions et les restrictions de chaque produit utilisé en mélange. Dans ses tests de compatibilité et d’efficacité des mélanges en cuve, Bayer a seulement testé les produits des marques de commerce indiquées et non pas toutes les formulations. Toujours déterminer la compatibilité des produits en mélangeant préalablement de petites quantités proportionnelles. Bayer et la croix Bayer sont des marques déposées du groupe. 6003_S9_CA
